Présentation

  • : Université Hommes-Entreprises
  • Université Hommes-Entreprises
  • : developpement durable université éthique humanisme engagement Actualité
  • : Blog permettant d'échanger sur les valeurs de l'entreprise et des organisations: engagement, responsabilité, confiance,etc... Il est lié à une manifestation annuelle, se tenant à Bordeaux, visant à rappeler l'importance de mettre l'Homme au coeur de l'entreprise. De nombreux grands témoins: Michel Serres, Hubert Reeves, Eric de Montgolfier, Axel Kahn, Dominique Lapierre, Guy Gilbert, y ont participé.
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • : 13/11/2008

Synthèses

                                                                            

                                                                  Synthèse 2009                                                                   

Témoignages

" Je découvrais hier l'Université Hommes-Entreprises et j'ai passé une excellente journée, excessivement riche [...] "

" Merci encore pour ce "pain béni" que fut cette université, tant la profondeur des interventions avait vraiment du sens autour de l'engagement [...]"

La presse en parle

Revue de presse

La confiance au centre des débats
"Retrouver la confiance", était le thème de la 15ème université Hommes-Entreprises organisée par le Ceca au château Smith Haut Lafitte(33), où 450 personnes se sont rendues les mercredi 26 et jeudi 27 août. Philosophe, écrivain, auteur de pièces de théatre le plus joué au monde, Eric-Emmanuel Schmitt...

Derniers Commentaires

Université Hommes-Entreprises



Redonner sa place à l'Homme dans l'entreprise, débattre du sens et des valeurs dans la société, sont les objectifs de l'Université Hommes-Entreprises organisée par le CECA et ses partenaires depuis plus de 15 ans.
Chaque année, fin août, 500 décideurs s'y retrouvent pour réfléchir sur des thèmes comme la responsabilité, l'engagement, la confiance,..., avec des intervenants prestigieux comme:
Michel Serres, Hubert Reeves, Eric-Emmanuel Schmitt, Guy Gilbert, Axel Kahn, Eric de Montgolfier, Catherine Destivelle, Christophe André, Philippe Dessertine et bien d'autres conférenciers de talents.




Vendredi 11 septembre 2009 5 11 /09 /2009 18:19



Avant de reprendre le train pour Bruxelles, Eric-Emmanuel Schmitt nous a fait un cadeau: en fin de conférence, qu'il a tenu à faire sur mesure pour cette 15ème Université, il nous a lu un texte de sa composition sur la confiance et qu'il intitule: "crédo sur la confiance".



" Je suis optimiste parce que je trouve le monde cruel, injuste, indifférent.
Je suis optimiste parce que j'estime que la vie est trop courte, limitée, douloureuse.
Je suis optimiste parce que j'ai fait le deuil de la connaissance, que je sais désormais que je ne saurai jamais.
Je suis optimiste parce que je pense que tout équilibre est fragile et provisoire.
Je suis optimiste parce que je ne crois pas qu'il y ait des progrès automatiques, nécessaires, inéluctables,
je ne crois pas quil y ait de progrès sans moi, sans nous, sans notre volonté et notre sueur.
Je suis optimiste parce que je crains que le pire n'arrive et que je ferai tout pour l'éviter.

je suis optimiste parce que c'est la seule proposition intelligente que le tragique m'inspire
je suis optimiste parce que c'est la seule action cohérente que le désespoir me souffle.
Je suis optimiste parce que c'est le seul pari logique que mon esprit peut faire.

Si le destin me prouve que j'ai eu raison d'avoir confiance, j'aurais gagné.
et si le destin me prouve que j'ai eu tord, je n'aurais rien perdu, mais j'aurais eu une meilleure vie, plus utile, plus généreuse.

Eric-Emmanuel Schmitt - 27 août 2009 à Smith Haut Lafitte. 15ème Université Hommes-Entreprises.






Par Chris
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Vendredi 4 septembre 2009 5 04 /09 /2009 20:02

Retrouver la confiance…

 

Mercredi 26 août

 

C’est par un soleil radieux que les premiers inscrits à la 15ème Université Hommes-Entreprises se présentent aux portes du château Smith Haut Lafitte .

Après un mot d’accueil sympathique de Luc Dirickx, Vice-Président du CECA, Christophe de La Chaise présente le programme de ces 2 journées devant une salle comble.

Le fait que 450 décideurs de tous horizons aient répondu présents est un signe de l’aspiration de beaucoup de cadres et de dirigeants de renforcer la dimension humaine dans le travail.

En écho à ce constat, de belles images des éditions précédentes rappellent la vocation de ces Universités : rappeler l’importance de remettre l’Homme au cœur de l’entreprise.

 

Dès la fin du film, Vianney, 9 ans, s’avance au micro et réussi à nous faire partager le premier moment d’émotion de cette 15ème édition en lisant le très beau texte de Mannick :

« Je connais des bateaux qui restent dans le port,

  De peur que les courants les entraînent trop fort

  Je connais des bateaux qui rouillent dans le port

  A ne jamais risquer une voile au dehors »

  …

 

 

 

 

 

 

 

L’émotionnel, c’est justement le registre de prédilection d’un grand spécialiste, psychiatre à l’hôpital Saint-Anne à Paris et auteur de nombreux best-sellers, Christophe André.

Avec brio, humour et humilité, Christophe André montre en quoi la confiance en soi est un facteur important d’équilibre individuel et collectif, qui joue un rôle certain dans la réussite des entrepreneurs et qui doit nous inciter à nous engager de manière active.

Il souligne également l’importance d’accepter d’échouer de manière occasionnelle, associant ainsi confiance et humilité.

En illustrant son propos d’exemples de psychologie sociale facilement compréhensible par tous, il a ainsi offert une perspective différente sur les questions managériales dans l’entreprise, qui a rencontré un vif succès auprès du public.

Retrouvez ses diapositives sur le lien: pr-sentation-Ch-Andr--CECA-2009.pdf-x.pdf présentation Christophe André pdf-x.pdf

 

 

De la confiance, il en aura fallut beaucoup à cet ancien enfant abandonné et battu, devenu par la suite chef de bande à 13 ans, pour retrouver des chemins d’espérance et devenir ce qu’il est aujourd’hui : un porteur d’espoir pour des milliers de personnes.

Une juge pour enfant, un clochard érudit, un enfant handicapé – qui passe 2 jours pour lui écrire 3 lignes d’amitié – un prêtre (le co-fondateur avec Jean Vanier de l’Arche) le réconcilient avec le genre humain.

Cette histoire, Tim Guénard la raconte dans le best-seller « Plus fort que la haine ».

Son témoignage d’une très grande force sur la capacité de l’homme à s’en sortir et à se construire avec le soutien et la confiance d’autrui est accueilli avec émotion par le public de l’Université.

 

 

Pouvions-nous rêver mieux qu’une surdouée de l’alpinisme pour illustrer la confiance en soi ou en son co-équipier ?

Ceux d’entre-nous qui se sont déjà aventurés sur les sommets enneigés des Pyrénées ou du Mont-Blanc connaissent l’importance de cet équipement vital : la corde et le guide qui la tient…

Plusieurs fois championne du monde d’escalade, seule femme à conquérir la face nord de l’Eiger, le Cervin et les Grandes Jorasses, Catherine Destivelle a aussi conquis le public des dirigeants présents par la façon bien à elle de raconter les expéditions les plus incroyables avec un air de ne pas y toucher.

Décrivant ses différents défis avec de très nombreuses diapos et clips vidéo, elle a montré que la puissance de la vision associée à une préparation minutieuse était la clé de tous ses succès.

En s’entourant de nombreux spécialistes qui anticipent avec elle le déroulement de son ascension, Catherine prend le temps de calculer les risques qu’elle encoure, ce qui lui permet de gravir les sommets en toute confiance.

 

 

Jeudi 27 août

 

Pour cette deuxième journée d’Université, il faut presque repousser les murs de la Halle Candélys  pour accueillir les 300 participants venus assister à la brillante prestation de l’économiste Philippe Dessertine.

Professeur à Nanterre, directeur de l’Institut de Haute Finance, Philippe Dessertine a été un des seuls économistes à prévoir dès 2004 le séisme que nous connaissons.

Quelques heures seulement après le coup d’envoi de la Commission Rocard-Juppé à laquelle il appartient, l’économiste est revenu sur les causes de la crise financière : l’endettement pour l’immobilier aux Etats-Unis encouragé par les administrations Clinton et Bush et le dérèglement du système économique américain.

Revenant sur les différents plans de relance de l’automne dernier, il souligne le risque que prennent de nombreux états en créant autant de dette publique.

Affirmant que la mondialisation est en pleine crise d’adolescence, Philippe Dessertine pense que 3 facteurs doivent être réunis pour en sortir:

une plus grande transparence du système international (en particulier de la Chine, future 2ème puissance économique mondiale)

que les problèmes économiques puissent être traités au niveau d’une grande institution internationale, à l’image d’un FMI aux pouvoirs modifiés

que les consommateurs changent leurs habitudes.

 

« Cette crise est peut-être la pire et la meilleure des choses pour nous faire comprendre que la mondialisation doit être adulte » : à chaque citoyen et entrepreneur de prendre les choses en main.

 

 

 

Les énergies renouvelables étant souvent considérées comme un des relais de croissance pour sortir de la crise, il était logique de faire appel à une spécialiste du développement durable pour intervenir également sur la confiance dans l’économie.

Dans 2030, le Krach écologique, Geneviève Ferone, directrice du développement durable de Veolia Environnement, nous garde de trop miser sur le développement technologique comme solution à la raréfaction des énergies fossiles…

Soulignant la convergence à l’échelle d’une génération (20 ans) de différents phénomènes (réchauffement climatique et utilisation des énergies fossiles, mais aussi augmentation sans précédent de la démographie, souhait de croissance pour tous), Geneviève Ferone affirme qu’il y a urgence à prendre les questions environnementales au sérieux.

En évoquant explicitement le mot éthique, Geneviève Ferone nous engage à nous responsabiliser sur un contrat social basé sur plus de sobriété et de solidarité.

 

 

 

 

Après un cocktail déjeunatoire sur les magnifiques pelouses de Smith Haut Lafitte et les bons vins des Pessac Léognan, il faut un peu de temps pour rassembler tout ce beau monde dans la Halle, pour un débat sur « retrouver la confiance en l’économie ».

Danielle Boespflug, éditrice d’Eric-Emmanuel Schmitt nous ayant annoncé un retard de 2 heures, Jean-Bernard Gilles, de Sud Ouest Eco, qui devait animer le débat en fin de matinée, a du nous quitter.

Celui-ci réunit, outre Philippe Dessertine, Alain Mainguy, directeur du CPA (Advanced Management MBA), Edgard Girard (directeur de l’Inseec Bordeaux et ancien banquier d’affaires) et Henry Quinson, ancien trader, fondateur d’une communauté monastique dans les quartiers nord de Marseille.

 

Les questions d’éthique, de transparence (et des paradis fiscaux) ont été largement abordées.

L’éthique est un des sujets de fond abordé au CPA depuis 7 ans et une valeur dans laquelle les étudiants de l’INSEEC se reconnaissent.

Edgard Girard propose de corriger l’asymétrie qui existe actuellement entre la possibilité de gains et les pertes pour les banquiers d’affaires.

Le patron de Lehmann, qui a gagné 500 millions de dollars au cours des 3 dernières années, aurait du être également redevable des pertes qu’il a causées.

Henry Quinson se demande comment on va créer des contre-pouvoirs ?

Pour retrouver confiance dans l’économie, il faut donc retrouver des règles éthiques dans la finance, partagées  par tous les pays et savoir responsabiliser chacun pour une conduite éthique des affaires.

 

Henry Quinson, notre conférencier suivant, re-situe le débat de la crise économique au regard des plus pauvres : avec la mondialisation, il y a aussi des questions beaucoup plus fondamentales qui se posent : par exemple, plus d’1 milliard d’habitants sur cette terre qui ne mangent pas à leur faim.

 

L’Homme au service de la finance…

Henry Quinson, lors d’un stage de banquier aux Etats-Unis, se souvient que la matinée commençait par un tonitruant : « make money » à la question : « what is our goal ? »  (quel est votre but ? faire de l’argent)

Son père, lui-même ancien banquier américain, n’avait jamais entendu le même discours quelques 30 années auparavant…

C’est peut-être pour cette raison (et par vocation), qu’il quitte la banque et un travail très rémunérateur de trader pour créer une communauté monastique dans les quartiers nord de Marseille et vivre en accord avec ses valeurs auprès de population en difficulté.

 

 

 

 

 

Comme en 2008, maître Olivier Roquain se prête à l’exercice particulièrement difficile de la synthèse, rappelant les moments forts et les phases clés des intervenants successifs.

Il nous invite, comme l’a fait Henry Quinson, a ne pas choisir toujours plus, mais : mieux ; comme le proposait Geneviève Ferone dans la matinée, à s’impliquer personnellement pour le retour de plus d’humanité dans  l’entreprise et donc plus de confiance.

Pour finir, il cite un passage d’Oscar et la dame Rose, qui introduit parfaitement le dernier conférencier, Eric-Emmanuel Schmitt.

 

 

 

 

 

C’est finalement en fin d’après-midi, après quelques inquiétudes liées au TGV, que l’auteur du best-seller Oscar et la Dame Rose s’avance vers la tribune pour une magistrale leçon de philosophie sur la confiance.

Il s’interroge d’abord sur la perte de confiance et le pessimisme de la pensée philosophique contemporaine.

Selon lui, c’est parce que l’homme du 21ème siècle croit savoir qu’il est un être fini dans un univers infini et insaisissable, une fois la religion reléguée au rang de vague croyance mystique, que la confiance a disparu.

Aujourd’hui, il est trop souvent de bon ton d’être pessimiste et on est passé d’un abus de confiance à un abus de méfiance.

Pour Eric-Emmanuel Schmitt, l’homme doit faire le choix volontaire de la confiance, il doit choisir d’accueillir l’autre avec bienveillance.

« Je suis optimiste car c’est la seule chose cohérente que le tragique m’inspire ; je décide d’avoir confiance. Si le destin me prouve que j’ai raison, alors, j’aurais gagné. S’il me prouve que j’ai tort, je n’aurais rien perdu, mais j’aurais eu une vie plus heureuse et plus généreuse ».

Merci Eric-Emmanuel pour ce regain d’optimisme qui illumine cette 15ème Université.

 

 

 

Merci à tous les partenaires, entreprises, média, grandes écoles, associations professionnelles, grâce à qui cette édition a eu lieu et

rendez-vous à Smith Haut Lafitte les 25 et 26 août 2010

 

 

 

 

                                               l’équipe du CECA

rédaction: Amélie Aubert et Christophe de La Chaise

Par Chris
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 17 août 2009 1 17 /08 /2009 18:55

-          la crise économique actuelle va-t-elle dans le sens d'un effort mondial au profit du développement durable?
Il faudrait le souhaiter.!
En regardant la situation de près on peut lire, en effet,  que les plans de relance annoncés partout dans les pays de l'OCDE n'ont jamais été aussi verts. Cependant, il existe une grande incertitude sur le montant de ces investissements consentis et les délais de mise en œuvre.
Disons que nous sommes placés dans une situation paradoxale; d'un côté, nous savons qu'il faut réinventer les chemins de la croissance, que nous nous trouvons face à des défis nouveaux nécessitant une rupture avec nos modèles économiques dominants ; d'un autre côté, nous sommes dans une situation tellement inédite que nous n'avons plus de repères, ni beaucoup de temps, et nous sommes donc tentés de reproduire ce qui nous a conduits à une impasse.

- 2030, le krach écologique, votre dernier ouvrage, montre l'enjeu de la position des deux super puissances naissantes, la Chine et l'Inde, dans la lutte contre le réchauffement climatique.
Quels arguments pourraient les convaincre de passer rapidement de la centrale à charbon aux énergies propres?

En premier lieu, il ne peut y avoir d'arguments fondés sur une approche "morale" occidentale. Ensuite, les Chinois et les Indiens vivent sur la même planète que nous et, sur certains sujets  environnementaux et technologiques, ils ont atteint le même degré de maturité que les Européens;

-          Comme nous, ils sont au fait des technologies alternatives et comme nous, ils savent que rien pour l'instant ne peut remplacer, à usages constants, le pétrole et surtout le charbon. Passer par la case sobriété et économies d'énergie parait compliqué pour des pays qui sont encore en décollage économique. Leur  ligne d'horizon, c'est celle de la pauvreté, pas celle du climat.

-          Mais si des mesures drastiques doivent être prises, de ces deux pays, c'est certainement la Chine qui nous surprendra. On peut imaginer que leur système politique permettra de mettre en œuvre des mesures énergétiques environnementales avec un fort effet de levier. Ceci parait peu probable en Inde où les structures institutionnelles sont beaucoup plus diffuses. Encore faudrait-il que l'instinct de survie soit aiguisé en raison d'une double crise  écologique et économique et surtout que les technologies de substitution soient disponibles rapidement …et pour l'instant ce n'est pas le cas

Vous-même, en tant que directrice du développement durable de Veolia Environnement, vivez-vous parfois des conflits d'intérêt entre ceux de votre entreprise et l'intérêt général?

Les contradictions, les arbitrages, les conflits, les frustrations, sont une donnée permanente et quotidienne quand on travaille sur des sujets de Développement Durable, tout simplement parce que la vie des entreprises, celle des marchés financiers, répondent à des codes de court terme où les externalités environnementales ne sont pas prises en compte dans les outils de reporting. Il faut à la fois créer de nouveaux indicateurs de valorisation d'actifs mais aussi développer une approche systémique des enjeux auxquels nous sommes confrontés localement.

-          Chez Veolia Environnement, j'ai la chance de travailler dans une entreprise où les quatre métiers (eau, énergie, transport et propreté) sont déjà orientés selon des logiques transversales, dans un pas de temps plutôt long. C'est un champ d'expérimentations et d'actions stimulant, surtout sur le plan social car nous travaillons au plus près du terrain et des populations, partout dans le monde .

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Geneviève Ferone interviendra le jeudi 27 août à 10h30 à l'Université Hommes-Entreprises sur le thème:

" Ré-inventer le progrès".

Par Chris
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 24 juillet 2009 5 24 /07 /2009 12:06

« Celui qui croit pouvoir trouver en soi-même de quoi se passer des autres se trompe fort ; mais celui qui croit qu’on ne peut se passer de lui se trompe davantage encore. » La Rochefoucauld

 

La quête de la confiance en soi, souvent proposée comme une nécessité pour la performance et l’épanouissement, passe en réalité par plusieurs paradoxes.

 

D’une part, elle n’est que la partie émergée et observable d’un ensemble plus vaste, l’estime de soi. Et l’estime de soi ne se nourrit pas - ou ne devrait pas se nourrir – que de la réussite de nos actions, et que de la sculpture de soi ; mais aussi d’un certain oubli de soi, compris non comme un renoncement à ses intérêts personnels, mais comme le bénéfice d’une pacification intérieure.

 

D’autre part, elle est profondément dépendante des liens que nous établissons avec les autres. Si ces liens sont basés sur les comparaisons et les compétitions, alors confiance en soi et estime de soi seront crispées, inquiètes, vulnérables à toute forme d’adversité ou d’échec. Si ces liens sont basés sur l’acceptation de notre inévitable dépendance aux autres, sur la pratique active et vigilante de la confiance, de la gratitude, de la gentillesse et de l’affirmation tranquille de soi, alors confiance en soi et estime de soi seront bien plus stables et résilientes.

 

Voilà pourquoi seule l’acceptation de sa dépendance aux autres peut promouvoir une réelle et sereine autonomie, pourquoi la seule confiance en soi qui vaille et dure passe par la confiance en l’humain.

Voilà pourquoi l’oubli (relatif) de soi lié à une bonne estime de soi peut promouvoir l’ouverture et l’attention au monde et aux autres.

Et voilà pourquoi nous avons du pain sur la planche…

 

par: Christophe André, Psychiatre au Centre Hospitalier Sainte Anne, Paris.

 

Lectures recommandées :

André C. Imparfaits, libres et heureux. Pratiques de l’estime de soi. Éditions Odile Jacob, 2006.

André C, Lelord F. L’Estime de soi. Mieux s’aimer pour mieux vivre avec les autres. Éditions Odile Jacob, 1999 et 2007 (nouvelle édition).

Owens TJ et coll (eds). Extending self-esteem theory and research. Sociological and psychological currents. Cambridge, Cambridge University Press, 2001.

Wayment HA et Bauer JJ (eds). Transcending self-interest. Psychological explorations of the quiet ego. Washington DC, American Psychological Association, 2008.

Par Chris
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 20 juillet 2009 1 20 /07 /2009 19:14
A celles et ceux qui pensent que remettre l'Homme au coeur de l'entreprise tient de l'utopie, voici un exemple qui semblerait montrer que notre société est capable d'évoluer!
Un article du journal La Tribune paru il y a quelques semaines titrait: "des futurs managers avec un supplément d'âme"; "bousculées par la crise, les business schools revoient leurs programmes en urgence. Objectif: renforcer les cours d'éthique."
Le directeur d'Audencia, Jean-Pierre Helfer et Jean-Pierre Boisivon, conseiller du président de la Fondation nationale pour l'enseignement supérieur écrivaient même: la crise révèle un triple échec (des écoles de management): échec intellectuel, échec culturel, échec moral.
Pourquoi? leurs anciens élèves sont accusés d'avoir provoqué la crise ou d'en avoir profité.
Quelques citations:
- "Le renforcement des cours d'éthique apparaît comme une évidence...en faisant preuve de toute la curiosité et de tout le scepticisme nécessaires" affirme le doyen de Tuck School of Business de Dartmouth, l'une des 5 meilleures écoles d'outre-Atlantique.
-"Le multiculturalisme, l'éthique, la responsabilité sociale, l'environnement, l'histoire et la culture ne doivent plus être ignorés des programmes" insite le doyen de Bocconi à Milan, l'une des meilleures écoles de management du monde.
- Plus près de chez nous, à Bordeaux, l'une de nos business school, BEM, s'est positionnée sur le développement responsable et l'Advanced Management Programme CPA a intégré depuis 2003 des cours sur l'éthique et le leadership fort appréciés des dirigeants...
L'éthique enseignée à nos futurs dirigeants, effet de mode ou lame de fond?
réponse le 27 août, lors du débat à Smith Haut Lafitte avec Philippe Dessertine, Alain Mainguy (CPA), Edgard Girard (Inseec) et Geneviève Férone (Veolia).

Par Chris
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Partenaires


Université 2010


La 16ème Université Hommes-Entreprises aura lieu les 25 et 26 Août 2010 au Château Smith Haut-Lafitte sur le thème: "Quelles valeurs transmettre ?".
Elle abordera avec des intervenants de renoms les défis du XX1ème siècle de la transmission des valeurs et du savoir:
- culture d'entreprise, liens transgénérationnels, employabilité des seniors, jeunisme, tutorat , etc...

Un pré-programme sera mis en ligne début mars sur le blog.

programme  de l'édition2009

clip de présentation diffusé sur





Plan d'accès à Smith Haut Lafitte

La célèbre Appellation Pessac-Léognan est partenaire de l'Université Hommes-Entreprises

Recommander

Vidéos


Philippe Dessertine
les 3 facteurs de confiance

Philippe Dessertine
le plan de relance américain

Philippe Dessertine
La faillite de Lehmann Brothers


Christophe André, psychiatre



Catherine Destivelle, alpiniste



Eric-Emmanuel Schmitt, écrivain


Université 2008

Guy Gilbert, prêtre éducateur
[Voir toutes les vidéos]


Stéphane Lévin, aventurier
[Voir toutes les vidéos]


Dominique Lapierre, écrivain
[Voir toutes les vidéos]
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus