Présentation

Témoignages

" Je découvrais hier l'Université Hommes-Entreprises et j'ai passé une excellente journée, excessivement riche [...] "

" Merci encore pour ce "pain béni" que fut cette université, tant la profondeur des interventions avait vraiment du sens autour de l'engagement [...]"

Synthèses

 

Synthèse 2009
Synthèse 2008
Synthèse 2007
Synthèse 2006

 

 

 

                                                                                                                                

 








La presse en parle

Revue de presse

La confiance au centre des débats
"Retrouver la confiance", était le thème de la 15ème université Hommes-Entreprises organisée par le Ceca au château Smith Haut Lafitte(33), où 450 personnes se sont rendues les mercredi 26 et jeudi 27 août. Philosophe, écrivain, auteur de pièces de théatre le plus joué au monde, Eric-Emmanuel Schmitt...

Université Hommes-Entreprises



Redonner sa place à l'Homme dans l'entreprise, débattre du sens et des valeurs dans la société, sont les objectifs de l'Université Hommes-Entreprises organisée par le CECA et ses partenaires depuis plus de 15 ans.
Chaque année, fin août, 500 décideurs s'y retrouvent pour réfléchir sur des thèmes comme la responsabilité, l'engagement, la confiance,..., avec des intervenants prestigieux comme:
Michel Serres, Hubert Reeves, Eric-Emmanuel Schmitt, Guy Gilbert, Axel Kahn, Eric de Montgolfier, Catherine Destivelle, Christophe André, Philippe Dessertine et bien d'autres conférenciers de talents.

Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /2009 18:35

0,3% de croissance, fin 2009, le début d'une timide croissance semble s'annoncer...
Mais qu'en est-il du chômage? les salariés ne seront-ils pas, encore une fois, une variable d'ajustement ?
A l'heure où l'on compte encore de très nombreux chômeurs en France, je voudrais saluer l'action d'une association qui lutte depuis 25 ans contre ce fléau: l'association SNC (Solidarités Nouvelles face au Chômage), dont la représentante à Bordeaux est Marie-José Piétri (mj.pietri@orange.fr).
Son créateur et Président National, Jean-Baptiste de Foucauld, brillant Inspecteur Général des Finances, était venu nous expliquer à Bordeaux, lors de la 13ème Université Hommes-entreprises sur la Responsabilité, son engagement face à l'exclusion et au chômage.(voir le compte-rendu de cette conférence sur la vignette: " synthèse 2007").
2000 demandeurs d'emploi sont accompagnés en permanence par 1200 bénévoles et un réseau de donateurs qui permettent de créer des emplois, montrant ainsi que la lutte contre le chômage est aussi l'affaire de chacun!

Plus d'information sur cette belle association: www.snc.asso.fr
Par Chris
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /2009 10:26




Le LBO* peut-il être au service de l’Homme ?

 

Jamais on n’aura autant décrié les LBO* que durant cette période de crise financière…

Beaucoup s'inquiètent, à juste titre,  de l'issue d'un certain nombre de LBO, que les entreprises vont avoir le plus grand mal à rembourser.

Comme fréquemment, on décrie un système après l’avoir porté aux nues…

Lors d’un dîner d’anciens du programme Executive CPA, à Bordeaux, j’ai eu l’occasion d’écouter le témoignage captivant d’une « success story », celle de Ceva Santé Animale, par son PDG, Philippe du Mesnil.

 

L’histoire commence plutôt mal : à l’époque (1995),  le groupe Sanofi cherche à vendre sa filiale vétérinaire, Sanofi Santé Animale, jugée non stratégique ; mais sans succès : première déception : si elle ne se vend pas, c’est donc qu’elle n’a pas de valeur ? …et premier constat du DG Philippe du Mesnil : si on n’a pas de valeur sur le marché, c’est parce qu’on n’a pas de projets…

 

Après avoir évité de justesse la vente à un groupe d'investisseurs peu recommandable, le dirigeant mobilise ses adjoints et négocie la sortie de la filiale au moyen d’un LBO bien préparé et d’un projet d’entreprise à 5 ans.

Prise de risque : pour s’assurer une part non négligeable du capital, Philippe du Mesnil investi dans la nouvelle société (Ceva Santé Animale)  pas moins de 2 ans de son salaire et convainc ses cadres dirigeants d’investir 1 an de leur rémunération.

Leur projet est simple : s’approprier la société pour maîtriser leur destin en jouant sur une forte mobilisation des salariés.

La stratégie : se lancer dans les vaccins, y compris ceux qui avaient à peu près disparus (et auxquels leurs concurrents ne croyaient pas) et se développer à l’international.

Le rythme de travail est dantesque mais les résultats sont impressionnants : en 8 ans,  le chiffre d’affaires passe de 150 M€ à 400 M€ et les bénéfices sont multipliés par 7 !!

Dans le même temps, le « pacte d’actionnaires » est élargi : de 15 cadres (essentiellement le Comité de Direction) en 1999, il passe à plus de 400 cadres en 2007 et leur mise de fond est multipliée par 7 !!

 

La communication interne, la politique RH ont été déterminantes dans cette réussite : durant toutes ses années, Philippe du Mesnil et son équipe dirigeante n’ont pas ménagé leurs efforts pour encourager les salariés à investir dans la société et à se dépenser sans compter.

La communication était claire : « c’est un investissement, vous prenez des risques » ;

Mais l’exemplarité des dirigeants a certainement convaincu : au 2ème LBO, ils ont réinvesti 2/3 de leurs gains !

Enfin, ils ont su également bien négocier leur reprise, en 2007, en préemptant la vente pour prendre le contrôle de la société et éviter ainsi la mise en place d'une dette énorme dont les frais financiers auraient épuisé les ressources de la société au détriment de l'investissement.

De cette expérience tout-à-fait probante, je tire 2 enseignements:

1) que le LBO peut être un outil financier intéressant, à condition de le manier avec prudence et discernement.

2) que comme toute conduite de projet, le charisme du dirigeant, son exemplarité, son discernement et la communication auprès des collaborateurs sont essentiels pour atteindre l'objectif.

 

* LBO : Leverage Buy Out : c’est le financement d’acquisition d’une société par l’emprunt. Pour racheter une société, on a recours à l’endettement bancaire en générant un effet de levier qui facilite l’acquisition.

 

 

 

 

Par Chris - Publié dans : economie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Jeudi 1 octobre 2009 4 01 /10 /2009 19:04

 Les drames vécus par les salariés qui mettent fin à leurs jours suscitent, à juste titre, de nombreuses interrogations dans les entreprises et dans les média et notamment sur les liens qui existent inévitablement entre la vie professionnelle et la vie privée.
Ces sujets sont au centre des réflexions que nous partageons lors des Universités Hommes-Entreprises.
Cette année encore, Christophe André, qui a beaucoup écrit sur le bonheur, sur l'estime de soi et sur la relation à l'autre nous expliquait que le stress n'était pas tant une charge de travail accrue, qu'un sentiment de faible contrôle de la situation au regard de la tâche à accomplir...
(voir l'extrait vidéo publié plus bas)
Et Tim Guénard expliquait que c'était l'écoute particulière de certains acteurs de la société (juge, policier, clochard, prêtre, handicapé,...) qui lui avait permis de se réconcilier avec le genre humain et, plus tard, de réussir à changer de vie...

Rapporté à l'entreprise, redonner la confiance n'est donc pas tant une question de changement de règles d'entreprise que d'une véritable attention portée à la personne.
Une chef d'entreprise amie me racontait hier deux drames qui l'affectaient coup sur coup: le premier, à titre personnel, était une grave maladie qui touchait sa fille et la rendait handicapée...
Le second, du à l'infidélité d'un de ses adjoints, était le dépôt de bilan de l'entreprise qu'elle avait créée 20 ans auparavant...
Dramatique situation, quand on sait à quel point la conjonction de drame personnel et professionnel est difficile à surmonter...
Avec un courage exemplaire, mobilisant toute son énergie, cette femme a entrepris tout ce qui était possible pour que sa fille, ayant perdue le goût de tout, retrouve confiance en elle.
En cherchant des solutions à la fois médicales (pour éviter une aggravation physique) et psychologiques, mais surtout en étant constamment auprès d'elle dans ce combat, elle a finalement réussi, après de longues années de lutte, non seulement à redonner espoir à sa fille, mais aussi à lui redonner une véritable  joie de vivre...
Dans le même temps, elle refondait une société avec quelques fidèles.
Cette femme remarquable nous montre, une fois de plus, à quel point ce sont les qualités humaines: confiance, persévérance, amitié (amour), écoute de l'autre, foi en l'Homme, qui permettent de transcender des situations qui paraissent sans issue.




Par Chris
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Vendredi 11 septembre 2009 5 11 /09 /2009 18:19



Avant de reprendre le train pour Bruxelles, Eric-Emmanuel Schmitt nous a fait un cadeau: en fin de conférence, qu'il a tenu à faire sur mesure pour cette 15ème Université, il nous a lu un texte de sa composition sur la confiance et qu'il intitule: "crédo sur la confiance".



" Je suis optimiste parce que je trouve le monde cruel, injuste, indifférent.
Je suis optimiste parce que j'estime que la vie est trop courte, limitée, douloureuse.
Je suis optimiste parce que j'ai fait le deuil de la connaissance, que je sais désormais que je ne saurai jamais.
Je suis optimiste parce que je pense que tout équilibre est fragile et provisoire.
Je suis optimiste parce que je ne crois pas qu'il y ait des progrès automatiques, nécessaires, inéluctables,
je ne crois pas quil y ait de progrès sans moi, sans nous, sans notre volonté et notre sueur.
Je suis optimiste parce que je crains que le pire n'arrive et que je ferai tout pour l'éviter.

je suis optimiste parce que c'est la seule proposition intelligente que le tragique m'inspire
je suis optimiste parce que c'est la seule action cohérente que le désespoir me souffle.
Je suis optimiste parce que c'est le seul pari logique que mon esprit peut faire.

Si le destin me prouve que j'ai eu raison d'avoir confiance, j'aurais gagné.
et si le destin me prouve que j'ai eu tord, je n'aurais rien perdu, mais j'aurais eu une meilleure vie, plus utile, plus généreuse.

Eric-Emmanuel Schmitt - 27 août 2009 à Smith Haut Lafitte. 15ème Université Hommes-Entreprises.






Par Chris
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Partager    
Vendredi 4 septembre 2009 5 04 /09 /2009 20:02

Retrouver la confiance…

 

Mercredi 26 août

 

C’est par un soleil radieux que les premiers inscrits à la 15ème Université Hommes-Entreprises se présentent aux portes du château Smith Haut Lafitte .

Après un mot d’accueil sympathique de Luc Dirickx, Vice-Président du CECA, Christophe de La Chaise présente le programme de ces 2 journées devant une salle comble.

Le fait que 450 décideurs de tous horizons aient répondu présents est un signe de l’aspiration de beaucoup de cadres et de dirigeants de renforcer la dimension humaine dans le travail.

En écho à ce constat, de belles images des éditions précédentes rappellent la vocation de ces Universités : rappeler l’importance de remettre l’Homme au cœur de l’entreprise.

 

Dès la fin du film, Vianney, 9 ans, s’avance au micro et réussi à nous faire partager le premier moment d’émotion de cette 15ème édition en lisant le très beau texte de Mannick :

« Je connais des bateaux qui restent dans le port,

  De peur que les courants les entraînent trop fort

  Je connais des bateaux qui rouillent dans le port

  A ne jamais risquer une voile au dehors »

  …

 

 

 

 

 

 

 

L’émotionnel, c’est justement le registre de prédilection d’un grand spécialiste, psychiatre à l’hôpital Saint-Anne à Paris et auteur de nombreux best-sellers, Christophe André.

Avec brio, humour et humilité, Christophe André montre en quoi la confiance en soi est un facteur important d’équilibre individuel et collectif, qui joue un rôle certain dans la réussite des entrepreneurs et qui doit nous inciter à nous engager de manière active.

Il souligne également l’importance d’accepter d’échouer de manière occasionnelle, associant ainsi confiance et humilité.

En illustrant son propos d’exemples de psychologie sociale facilement compréhensible par tous, il a ainsi offert une perspective différente sur les questions managériales dans l’entreprise, qui a rencontré un vif succès auprès du public.

Retrouvez ses diapositives sur le lien: pr-sentation-Ch-Andr--CECA-2009.pdf-x.pdf présentation Christophe André pdf-x.pdf

 

 

De la confiance, il en aura fallut beaucoup à cet ancien enfant abandonné et battu, devenu par la suite chef de bande à 13 ans, pour retrouver des chemins d’espérance et devenir ce qu’il est aujourd’hui : un porteur d’espoir pour des milliers de personnes.

Une juge pour enfant, un clochard érudit, un enfant handicapé – qui passe 2 jours pour lui écrire 3 lignes d’amitié – un prêtre (le co-fondateur avec Jean Vanier de l’Arche) le réconcilient avec le genre humain.

Cette histoire, Tim Guénard la raconte dans le best-seller « Plus fort que la haine ».

Son témoignage d’une très grande force sur la capacité de l’homme à s’en sortir et à se construire avec le soutien et la confiance d’autrui est accueilli avec émotion par le public de l’Université.

 

 

Pouvions-nous rêver mieux qu’une surdouée de l’alpinisme pour illustrer la confiance en soi ou en son co-équipier ?

Ceux d’entre-nous qui se sont déjà aventurés sur les sommets enneigés des Pyrénées ou du Mont-Blanc connaissent l’importance de cet équipement vital : la corde et le guide qui la tient…

Plusieurs fois championne du monde d’escalade, seule femme à conquérir la face nord de l’Eiger, le Cervin et les Grandes Jorasses, Catherine Destivelle a aussi conquis le public des dirigeants présents par la façon bien à elle de raconter les expéditions les plus incroyables avec un air de ne pas y toucher.

Décrivant ses différents défis avec de très nombreuses diapos et clips vidéo, elle a montré que la puissance de la vision associée à une préparation minutieuse était la clé de tous ses succès.

En s’entourant de nombreux spécialistes qui anticipent avec elle le déroulement de son ascension, Catherine prend le temps de calculer les risques qu’elle encoure, ce qui lui permet de gravir les sommets en toute confiance.

 

 

Jeudi 27 août

 

Pour cette deuxième journée d’Université, il faut presque repousser les murs de la Halle Candélys  pour accueillir les 300 participants venus assister à la brillante prestation de l’économiste Philippe Dessertine.

Professeur à Nanterre, directeur de l’Institut de Haute Finance, Philippe Dessertine a été un des seuls économistes à prévoir dès 2004 le séisme que nous connaissons.

Quelques heures seulement après le coup d’envoi de la Commission Rocard-Juppé à laquelle il appartient, l’économiste est revenu sur les causes de la crise financière : l’endettement pour l’immobilier aux Etats-Unis encouragé par les administrations Clinton et Bush et le dérèglement du système économique américain.

Revenant sur les différents plans de relance de l’automne dernier, il souligne le risque que prennent de nombreux états en créant autant de dette publique.

Affirmant que la mondialisation est en pleine crise d’adolescence, Philippe Dessertine pense que 3 facteurs doivent être réunis pour en sortir:

une plus grande transparence du système international (en particulier de la Chine, future 2ème puissance économique mondiale)

que les problèmes économiques puissent être traités au niveau d’une grande institution internationale, à l’image d’un FMI aux pouvoirs modifiés

que les consommateurs changent leurs habitudes.

 

« Cette crise est peut-être la pire et la meilleure des choses pour nous faire comprendre que la mondialisation doit être adulte » : à chaque citoyen et entrepreneur de prendre les choses en main.

 

 

 

Les énergies renouvelables étant souvent considérées comme un des relais de croissance pour sortir de la crise, il était logique de faire appel à une spécialiste du développement durable pour intervenir également sur la confiance dans l’économie.

Dans 2030, le Krach écologique, Geneviève Ferone, directrice du développement durable de Veolia Environnement, nous garde de trop miser sur le développement technologique comme solution à la raréfaction des énergies fossiles…

Soulignant la convergence à l’échelle d’une génération (20 ans) de différents phénomènes (réchauffement climatique et utilisation des énergies fossiles, mais aussi augmentation sans précédent de la démographie, souhait de croissance pour tous), Geneviève Ferone affirme qu’il y a urgence à prendre les questions environnementales au sérieux.

En évoquant explicitement le mot éthique, Geneviève Ferone nous engage à nous responsabiliser sur un contrat social basé sur plus de sobriété et de solidarité.

 

 

 

 

Après un cocktail déjeunatoire sur les magnifiques pelouses de Smith Haut Lafitte et les bons vins des Pessac Léognan, il faut un peu de temps pour rassembler tout ce beau monde dans la Halle, pour un débat sur « retrouver la confiance en l’économie ».

Danielle Boespflug, éditrice d’Eric-Emmanuel Schmitt nous ayant annoncé un retard de 2 heures, Jean-Bernard Gilles, de Sud Ouest Eco, qui devait animer le débat en fin de matinée, a du nous quitter.

Celui-ci réunit, outre Philippe Dessertine, Alain Mainguy, directeur du CPA (Advanced Management MBA), Edgard Girard (directeur de l’Inseec Bordeaux et ancien banquier d’affaires) et Henry Quinson, ancien trader, fondateur d’une communauté monastique dans les quartiers nord de Marseille.

 

Les questions d’éthique, de transparence (et des paradis fiscaux) ont été largement abordées.

L’éthique est un des sujets de fond abordé au CPA depuis 7 ans et une valeur dans laquelle les étudiants de l’INSEEC se reconnaissent.

Edgard Girard propose de corriger l’asymétrie qui existe actuellement entre la possibilité de gains et les pertes pour les banquiers d’affaires.

Le patron de Lehmann, qui a gagné 500 millions de dollars au cours des 3 dernières années, aurait du être également redevable des pertes qu’il a causées.

Henry Quinson se demande comment on va créer des contre-pouvoirs ?

Pour retrouver confiance dans l’économie, il faut donc retrouver des règles éthiques dans la finance, partagées  par tous les pays et savoir responsabiliser chacun pour une conduite éthique des affaires.

 

Henry Quinson, notre conférencier suivant, re-situe le débat de la crise économique au regard des plus pauvres : avec la mondialisation, il y a aussi des questions beaucoup plus fondamentales qui se posent : par exemple, plus d’1 milliard d’habitants sur cette terre qui ne mangent pas à leur faim.

 

L’Homme au service de la finance…

Henry Quinson, lors d’un stage de banquier aux Etats-Unis, se souvient que la matinée commençait par un tonitruant : « make money » à la question : « what is our goal ? »  (quel est votre but ? faire de l’argent)

Son père, lui-même ancien banquier américain, n’avait jamais entendu le même discours quelques 30 années auparavant…

C’est peut-être pour cette raison (et par vocation), qu’il quitte la banque et un travail très rémunérateur de trader pour créer une communauté monastique dans les quartiers nord de Marseille et vivre en accord avec ses valeurs auprès de population en difficulté.

 

 

 

 

 

Comme en 2008, maître Olivier Roquain se prête à l’exercice particulièrement difficile de la synthèse, rappelant les moments forts et les phases clés des intervenants successifs.

Il nous invite, comme l’a fait Henry Quinson, a ne pas choisir toujours plus, mais : mieux ; comme le proposait Geneviève Ferone dans la matinée, à s’impliquer personnellement pour le retour de plus d’humanité dans  l’entreprise et donc plus de confiance.

Pour finir, il cite un passage d’Oscar et la dame Rose, qui introduit parfaitement le dernier conférencier, Eric-Emmanuel Schmitt.

 

 

 

 

 

C’est finalement en fin d’après-midi, après quelques inquiétudes liées au TGV, que l’auteur du best-seller Oscar et la Dame Rose s’avance vers la tribune pour une magistrale leçon de philosophie sur la confiance.

Il s’interroge d’abord sur la perte de confiance et le pessimisme de la pensée philosophique contemporaine.

Selon lui, c’est parce que l’homme du 21ème siècle croit savoir qu’il est un être fini dans un univers infini et insaisissable, une fois la religion reléguée au rang de vague croyance mystique, que la confiance a disparu.

Aujourd’hui, il est trop souvent de bon ton d’être pessimiste et on est passé d’un abus de confiance à un abus de méfiance.

Pour Eric-Emmanuel Schmitt, l’homme doit faire le choix volontaire de la confiance, il doit choisir d’accueillir l’autre avec bienveillance.

« Je suis optimiste car c’est la seule chose cohérente que le tragique m’inspire ; je décide d’avoir confiance. Si le destin me prouve que j’ai raison, alors, j’aurais gagné. S’il me prouve que j’ai tort, je n’aurais rien perdu, mais j’aurais eu une vie plus heureuse et plus généreuse ».

Merci Eric-Emmanuel pour ce regain d’optimisme qui illumine cette 15ème Université.

 

 

 

Merci à tous les partenaires, entreprises, média, grandes écoles, associations professionnelles, grâce à qui cette édition a eu lieu et

rendez-vous à Smith Haut Lafitte les 25 et 26 août 2010

 

 

 

 

                                               l’équipe du CECA

rédaction: Amélie Aubert et Christophe de La Chaise

Par Chris
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    

Partenaires

 
 Logo-Partenaire

Université 2010


 

 

 

visuel_blog-copie-3.jpg
La 16ème Université
Hommes-Entreprises aura lieu les 25 et 26 Août 2010 au Château Smith Haut-Lafitte sur le thème "Quelles valeurs transmettre ?"

 

Télécharger le programme détaillé en cliquant sur l'image ci-dessus

 

 

Elle abordera avec des intervenants de renoms les défis du 21ème siècle de la transmission des valeurs et du savoir :
- culture d'entreprise, liens transgénérationnels, employabilité des seniors, jeunisme, tutorat , etc...


INSCRIPTION 
Pour vous inscrire à l'Université, veuillez remplir le formulaire en cliquant ici
_________________________

Mercredi 26 mai 2010 a eu lieu la 1ère Rencontre Hommes-Entreprises au CAPC avec le théologien et spécialiste de stratégie d'entreprise éthique Emmanuel Toniutti, intervenant auprès d'équipes de direction, en France et à l'international et conférencier à HEC et au CPA, sur le sujet:
"Ethique et leadership dans la stratégie d'entreprise"
pour en savoir plus, cliquez sur le lien suivant:
__________________________

Jeu concours : Trouver l'identité des Intervenants de la prochaine édition !

Jérémy ABDILLA, Chargé de mission, Communication externe à la Direction de la Communication de Keolis Bordeaux, a gagné le livre d'Emmanuel Toniutti, L'Urgence éthique, une autre vision pour le monde des affaires.
__________________________


trans-mutation.jpg
Faire-part de naissance
L'Université Hommes-Entreprises fait des émules!
 Nous avons le grand plaisir de vous annoncer la naisssance de l'Université d'été "Trans-mutation, montée par une équipe d'amis belges talentueux, sur le thème:
"Performance et bonheur en entreprise".


 

 

 

 

 Clip vidéo : Quelles valeurs

transmettre ?

Publicité actuellement diffusée sur TV7

 

 

 

 

Université Hommes-Entreprises
Grand Prix Apacom 2010


 Plan d'accès à Smith Haut Lafitte





La célèbre Appellation Pessac-Léognan est partenaire de l'Université Hommes-Entreprises

 

 

 

 

 

Recommander

Vidéos


Philippe Dessertine
les 3 facteurs de confiance

Philippe Dessertine
le plan de relance américain

Philippe Dessertine
La faillite de Lehmann Brothers


Christophe André, psychiatre



Catherine Destivelle, alpiniste



Eric-Emmanuel Schmitt, écrivain


Université 2008

Guy Gilbert, prêtre éducateur
[Voir toutes les vidéos]


Stéphane Lévin, aventurier
[Voir toutes les vidéos]


Dominique Lapierre, écrivain
[Voir toutes les vidéos]
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés