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Blog permettant d'échanger sur les valeurs de l'entreprise et des organisations: engagement, responsabilité, confiance,etc...
Il est lié à une manifestation annuelle, se tenant à Bordeaux, visant à rappeler l'importance de mettre l'Homme au coeur de l'entreprise.
De nombreux grands témoins: Michel Serres, Hubert Reeves, Eric de Montgolfier, Axel Kahn, Dominique Lapierre, Guy Gilbert, y ont participé.
La confiance au centre des débats "Retrouver la confiance", était le thème de la 15ème université Hommes-Entreprises
organisée par le Ceca au château Smith Haut Lafitte(33), où 450 personnes se sont rendues les mercredi 26 et jeudi 27 août. Philosophe, écrivain, auteur de pièces de théatre le plus joué au monde,
Eric-Emmanuel Schmitt...
Redonner sa place à l'Homme dans l'entreprise, débattre du sens et des valeurs dans la société,
sont les objectifs de l'Université Hommes-Entreprises organisée par le CECA et ses partenaires depuis plus de 15 ans.
Chaque année, fin août, 500 décideurs s'y retrouvent pour réfléchir sur des thèmes comme la responsabilité, l'engagement, la confiance,..., avec des intervenants prestigieux comme: Michel Serres, Hubert Reeves, Eric-Emmanuel Schmitt, Guy Gilbert, Axel Kahn, Eric de Montgolfier, Catherine Destivelle, Christophe André, Philippe Dessertine et bien d'autres conférenciers
de talents.
Stupeur et tremblements, le célèbre roman d'Amélie Nothomb, a tout juste 10 ans.
Afin de me préparer à sa venue à Bordeaux*, j'ai entrepris la lecture de ce best-seller, courronné par le Grand prix du roman de l'Académie Française.
Née et élevée en grande partie au Japon, qu'elle adore, elle décide, après ses études de philologie romane, d'y retourner comme interprète pour le compte d' une grande entreprise japonaise.
C'est là que nous transporte Amélie.
Ma plus grande surprise a été la forme d'héroïsme avec laquelle Amélie Nothomb affronte ce qui doit bien s'appeler le harcèlement moral de ses supérieurs, en particulier de la plus redoutable
d'entre eux: mademoiselle Mori Fubuki. Car enfin, en moins d'un an, ses supérieurs nippons la font passer de la photocopieuse "mode manuel", au recalcul des
notes de frais de la société (ce qui la rend à moitié folle) et enfin...au nettoyage des cuvettes de WC...hommes et femmes !
Devenue en quelque sorte la "carmélite des toilettes !", on pense qu'elle est définitivement écoeurée de la culture d'entreprise japonaise...
Elle réalise, dans cet endroit propice à la méditation, qu'au Japon, l'existence, c'est l'entreprise.
Et en dehors de l'entreprise, c'est bien pire !
extraits: en dehors de l'entreprise, qu'est-ce qui attendait les comptables au cerveau rincé par les nombres?
La bière obligatoire avec des collègues aussi trépanés qu'eux, des heures de métro bondé, ...le sommeil qui vous aspire comme un lavabo qui se vide, les rares vacances dont personne ne connaît le
mode d'emploi: rien qui mérite le nom de vie.
Pourtant, même si elle se lance périodiquement dans un suicide virtuel du haut de son 44ème étage, elle sait garder son sang-froid jusqu'à la fin de son contrat...
L'annonce de sa démission à sa chef, le faux-ange Fubuki est un morceau d'antologie.
* A l'invitation d'Albéric de Bideran, agent littéraire et des Editions Albin Michel, avec la complicité du Grand-Théâtre de Bordeaux, Amélie Nothomb donne rendez-vous à ses lecteurs lors d'une
soirée exceptionnelle au Grand-Théâtre de Bordeaux, mercredi 9 décembre à 19h30 précises. entrée libre et gratuite.
dédicace chez Mollat à 16h00.
Quel mystérieux accord maintient donc
Raymond Domenech à son poste d'entraîneur?
Dans l'entreprise, il est courant de faire des métaphores avec le monde du sport.
Faisons l'inverse: nous vous rappelions, lors de la dernière Université Hommes-Entreprises sur la confiance, l'incidence que la confiance dans le manager pouvait avoir sur les résultats de
l'entreprise (environ 10 points de productivité supplémentaire).
A cette aune-là, on peut mesurer quel potentiel est gâché lorsque l'on maintient, contre vents et marées, un entraîneur qui ne recueille ni les suffrages de ses joueurs, ni ceux du public, ni ceux
des millions d'amateurs de foot !...jusqu'à la Ministre de la Jeunesse et des Sports, qui lui conseille vertement de se remobiliser !...
Quel accord secret s'est joué au niveau de la Fédération, quel enjeu politico-financier a donc prévalu pour maintenir un homme à ce poste clé d'une grande équipe ?...
Confronté à un ancien joueur de talent (B Lizzarazu) sur une grande radio, qui constatait, amer, la défaite d'une équipe d'Irlande formidable, qui avait joué avec talent et la victoire, bien
piètrement acquise, d'une équipe de France pâlichonne, la réponse de Domenech a été à peu près formulée en ces termes: "ne refaisons pas le match, il faut savourer cette sélection et faire la fête
!!"
Est-ce la preuve de la motivation par l'absurde?...
0,3% de croissance, fin 2009, le début d'une timide croissance semble s'annoncer...
Mais qu'en est-il du chômage? les salariés ne seront-ils pas, encore une fois, une variable d'ajustement ?
A l'heure où l'on compte encore de très nombreux chômeurs en France, je voudrais saluer l'action d'une association qui lutte depuis 25 ans contre ce fléau: l'association SNC (Solidarités Nouvelles
face au Chômage), dont la représentante à Bordeaux est Marie-José Piétri (mj.pietri@orange.fr).
Son créateur et Président National, Jean-Baptiste de Foucauld, brillant Inspecteur Général des Finances, était venu nous expliquer à Bordeaux, lors de la 13ème Université Hommes-entreprises sur la
Responsabilité, son engagement face à l'exclusion et au chômage.(voir le compte-rendu de cette conférence sur la vignette: " synthèse 2007").
2000 demandeurs d'emploi sont accompagnés en permanence par 1200 bénévoles et un réseau de donateurs qui permettent de créer des emplois, montrant ainsi que la lutte contre le chômage est aussi
l'affaire de chacun!
Plus d'information sur cette belle association: www.snc.asso.fr
Jamais on n’aura autant décrié les LBO* que durant cette période de crise financière…
Beaucoup s'inquiètent, à juste titre, de l'issue d'un certain nombre de LBO, que les entreprises vont avoir le plus grand mal à rembourser.
Comme fréquemment, on décrie un système après l’avoir porté aux nues…
Lors d’un dîner d’anciens du programme Executive CPA, à Bordeaux, j’ai eu l’occasion d’écouter le témoignage captivant d’une « success story », celle de Ceva Santé Animale, par son PDG,
Philippe du Mesnil.
L’histoire commence plutôt mal : à l’époque (1995), le groupe Sanofi cherche à vendre sa filiale vétérinaire, Sanofi Santé Animale, jugée non stratégique ; mais sans
succès : première déception : si elle ne se vend pas, c’est donc qu’elle n’a pas de valeur ? …et premier constat du DG Philippe du Mesnil : si on n’a pas de valeur sur le
marché, c’est parce qu’on n’a pas de projets…
Après avoir évité de justesse la vente à un groupe d'investisseurs peu recommandable, le dirigeant mobilise ses adjoints et négocie la sortie de la filiale au moyen d’un LBO bien préparé et d’un
projet d’entreprise à 5 ans.
Prise de risque : pour s’assurer une part non négligeable du capital, Philippe du Mesnil investi dans la nouvelle société (Ceva Santé Animale) pas moins de 2 ans de son
salaire et convainc ses cadres dirigeants d’investir 1 an de leur rémunération.
Leur projet est simple : s’approprier la société pour maîtriser leur destin en jouant sur une forte mobilisation des salariés.
La stratégie : se lancer dans les vaccins, y compris ceux qui avaient à peu près disparus (et auxquels leurs concurrents ne croyaient pas) et se développer à l’international.
Le rythme de travail est dantesque mais les résultats sont impressionnants : en 8 ans, le chiffre d’affaires passe de 150 M€ à 400 M€ et les bénéfices sont multipliés par
7 !!
Dans le même temps, le « pacte d’actionnaires » est élargi : de 15 cadres (essentiellement le Comité de Direction) en 1999, il passe à plus de 400 cadres en 2007 et leur mise de
fond est multipliée par 7 !!
La communication interne, la politique RH ont été déterminantes dans cette réussite : durant toutes ses années, Philippe du Mesnil et son équipe dirigeante n’ont pas ménagé leurs efforts
pour encourager les salariés à investir dans la société et à se dépenser sans compter.
La communication était claire : « c’est un investissement, vous prenez des risques » ;
Mais l’exemplarité des dirigeants a certainement convaincu : au 2ème LBO, ils ont réinvesti 2/3 de leurs gains !
Enfin, ils ont su également bien négocier leur reprise, en 2007, en préemptant la vente pour prendre le contrôle de la société et éviter ainsi la mise en place d'une dette énorme dont les frais
financiers auraient épuisé les ressources de la société au détriment de l'investissement.
De cette expérience tout-à-fait probante, je tire 2 enseignements:
1) que le LBO peut être un outil financier intéressant, à condition de le manier avec prudence et discernement.
2) que comme toute conduite de projet, le charisme du dirigeant, son exemplarité, son discernement et la communication auprès des collaborateurs sont essentiels pour atteindre l'objectif.
* LBO : Leverage Buy Out : c’est le financement d’acquisition d’une société par l’emprunt. Pour racheter une société, on a recours à l’endettement bancaire en générant un effet
de levier qui facilite l’acquisition.
Les drames vécus par les salariés qui mettent fin à leurs jours suscitent, à juste titre, de nombreuses interrogations dans les entreprises et dans les média et notamment sur les liens
qui existent inévitablement entre la vie professionnelle et la vie privée.
Ces sujets sont au centre des réflexions que nous partageons lors des Universités Hommes-Entreprises.
Cette année encore, Christophe André, qui a beaucoup écrit sur le bonheur, sur l'estime de soi et sur la relation à l'autre nous expliquait que le stress n'était pas tant une charge de travail
accrue, qu'un sentiment de faible contrôle de la situation au regard de la tâche à accomplir...
(voir l'extrait vidéo publié plus bas)
Et Tim Guénard expliquait que c'était l'écoute particulière de certains acteurs de la société (juge, policier, clochard, prêtre, handicapé,...) qui lui avait permis de se réconcilier avec le genre
humain et, plus tard, de réussir à changer de vie...
Rapporté à l'entreprise, redonner la confiance n'est donc pas tant une question de changement de règles d'entreprise que d'une véritable attention portée à la personne.
Une chef d'entreprise amie me racontait hier deux drames qui l'affectaient coup sur coup: le premier, à titre personnel, était une grave maladie qui touchait sa fille et la rendait
handicapée...
Le second, du à l'infidélité d'un de ses adjoints, était le dépôt de bilan de l'entreprise qu'elle avait créée 20 ans auparavant...
Dramatique situation, quand on sait à quel point la conjonction de drame personnel et professionnel est difficile à surmonter...
Avec un courage exemplaire, mobilisant toute son énergie, cette femme a entrepris tout ce qui était possible pour que sa fille, ayant perdue le goût de tout, retrouve confiance en elle.
En cherchant des solutions à la fois médicales (pour éviter une aggravation physique) et psychologiques, mais surtout en étant constamment auprès d'elle dans ce combat, elle a finalement réussi,
après de longues années de lutte, non seulement à redonner espoir à sa fille, mais aussi à lui redonner une véritable joie de vivre...
Dans le même temps, elle refondait une société avec quelques fidèles.
Cette femme remarquable nous montre, une fois de plus, à quel point ce sont les qualités humaines: confiance, persévérance, amitié (amour), écoute de l'autre, foi en l'Homme, qui permettent de
transcender des situations qui paraissent sans issue.
La 16ème Université Hommes-Entreprises aura lieu les 25 et 26 Août 2010 au Château Smith Haut-Lafitte sur le thème: "Quelles valeurs transmettre ?".
Elle abordera avec des intervenants de renoms les défis du XX1ème siècle de la transmission des valeurs et du savoir:
- culture d'entreprise, liens transgénérationnels, employabilité des seniors, jeunisme, tutorat , etc...
Un pré-programme sera mis en ligne début mars sur le blog. programmede l'édition2009
clip de présentation diffusé sur
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