Présentation

Témoignages

" Je découvrais hier l'Université Hommes-Entreprises et j'ai passé une excellente journée, excessivement riche [...] "

" Merci encore pour ce "pain béni" que fut cette université, tant la profondeur des interventions avait vraiment du sens autour de l'engagement [...]"

Synthèses

 

Synthèse 2009
Synthèse 2008
Synthèse 2007
Synthèse 2006

 

 

 

                                                                                                                                

 








La presse en parle

Revue de presse

La confiance au centre des débats
"Retrouver la confiance", était le thème de la 15ème université Hommes-Entreprises organisée par le Ceca au château Smith Haut Lafitte(33), où 450 personnes se sont rendues les mercredi 26 et jeudi 27 août. Philosophe, écrivain, auteur de pièces de théatre le plus joué au monde, Eric-Emmanuel Schmitt...

Université Hommes-Entreprises



Redonner sa place à l'Homme dans l'entreprise, débattre du sens et des valeurs dans la société, sont les objectifs de l'Université Hommes-Entreprises organisée par le CECA et ses partenaires depuis plus de 15 ans.
Chaque année, fin août, 500 décideurs s'y retrouvent pour réfléchir sur des thèmes comme la responsabilité, l'engagement, la confiance,..., avec des intervenants prestigieux comme:
Michel Serres, Hubert Reeves, Eric-Emmanuel Schmitt, Guy Gilbert, Axel Kahn, Eric de Montgolfier, Catherine Destivelle, Christophe André, Philippe Dessertine et bien d'autres conférenciers de talents.

Vendredi 4 juin 2010 5 04 /06 /2010 18:47

A l'occasion de la 1ère Rencontre Hommes-Entreprises qui a eu lieu à Bordeaux, le 26 mai dernier, durant une heure, 4 groupes de travail composés de managers et dirigeants ont répondu à la question :

 « de mon point de vue, entrepreneur, manager, cadre, que puis-je faire pour remettre l’Homme au centre du dispositif ? »

IMG_3129.jpg-sous-com-A-Heri-copie-2.jpg

10 propositions concrètes :

 

1. donner de l’attention et de la reconnaissance à chaque salarié 

2. créer les conditions de l’échange, de la communication.

3. bien faire circuler l’information à tous les niveaux de l’entreprise

4. être orienté sur les résultats à moyen et long terme, pas seulement sur le court terme

5. être exemplaire

6. être à l’écoute de la base

7. faciliter la transmission des savoirs, le passage de témoin, les parrainages

8. être attentif au savoir-vivre dans l’entreprise (ex : se saluer tous les jours)

9. dans le cas de cession d’entreprise, être centré sur la transmission elle-même (principe des   scops),   pas seulement sur la vente

10. le savoir-être est primordial

 

Ces propositions sont issues d'un panel très large et donc très riche: depuis le directeur général d'un CHU de 13000 salariés, en passant par des entrepreneurs, des cadres de la fonction publique, un directeur de ressources humaines d'une grande banque,...

La bonne nouvelle de cet exercice, c'est que chacun d'entre nous peut efficacement contribuer à mettre plus de lien social, plus d'humanité dans le monde du travail: l'essentiel, c'est d'en être conscient:

la relation à l'autre dans l'entreprise est aussi importante que d'avoir un bon outil de production ou une gestion efficace.

Henri Lachmann, de Schneider, ne disait pas autre chose à l'Université 2007 : "je considère que le savoir-être est au moins aussi important que le savoir-faire".

 

Christophe (avec l'aide de Marie, éminente étudiante à Sciences Po)


Par Chris
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Partager    
Lundi 31 mai 2010 1 31 /05 /2010 17:07

 

IMG_3008.jpg-Rencontre-intro-Ch-copie-1.jpg

50 décideurs : de grandes entreprises, PME, collectivités, cabinets de ressources humaines s’étaient donnés rendez-vous le 26 mai, dans le cadre studieux et magique de la bibliothèque du CAPC, ouverte exceptionnellement pour cette rencontre du CECA, la:

1ère Rencontre Hommes-Entreprises.

 

Une occasion pour chaque participant de donner son point de vue sur la prise en compte du facteur humain dans la logique économique de l’entreprise.

 

 

 

Vouloir résumer 3 heures de conférence puis travaux de sous-groupe serait fastidieux .

Voici donc une sorte de « rapport d’étonnement » suite à cette rencontre.

 

Le discours sur la Responsabilité Sociale et Sociétale de l’entreprise ne date pas d’hier…

De fait, de nombreuses entreprises ont un affichage « éthique » (et aujourd’hui développement responsable) .

 

IMG_3062.jpg-Em-2.jpg

Mais sont-elles pour autant exemplaires ? pas sûr, si l’on en croit Emmanuel Toniutti : « entrant dans une grande entreprise qui affichait des valeurs comme le respect dans sa charte, bien en vue à l’entrée du siège, personne ne m’a accueilli avec un simple : « bonjour »… "

Alain Etchegoyen s’était déjà fait le chantre de la « Valse des éthiques » dans les grands groupes, dans les années 90...

Et pourtant, les grands groupes, malgré la difficulté à transmettre auprès d’un grand  nombre de salariés, sont parfois exemplaires en matière de responsabilité sociale.

Recommandation : que le discours soit suivi par un vrai entraînement au leadership éthique de l’entreprise, pour l’instant absent, sous cette forme, dans les business schools françaises et américaines.

 

 

100 % des dysfonctionnements du dirigeant vient du fait qu’il règle un problème avec lui-même : peur du conflit, peur de dire non…

La gestion de ses émotions est donc extrêmement importante… et elle n’est jamais enseignée dans les grandes écoles…

Le leadership éthique prôné par Emmanuel Toniutti est quelque part entre le management participatif et le management directif : on s’enrichit à la réflexion de l’autre ( à 5 ou 10 on est plus créatif et intelligent que seul…) mais trop de managers sont gestionnaires sans être leader…il faut aussi savoir décider et donc s’imposer.


IMG_3108.jpg-sous-comm-PYA-copie-1.jpgIMG_3129.jpg-sous-com-A-Heri.jpg

 

4)      Pour réussir dans un pays étranger, il est fondamental de s’adapter à sa culture (voir, à ce sujet, l’excellent livre de Philippe d’Iribarne: « la logique de l’honneur »)

       le Français qui « débarque » en Chine en se donnant 9 jours pour signer un contrat a de fortes chances de revenir bredouille…

 Plusieurs participants, enseignants en grandes écoles ou cadres de la fonction publique m’ont dit avoir été agréablement surpris de voir des dirigeants s’interroger avec eux sur les bonnes pratiques pour « remettre l’Homme au cœur du dispositif » au cours de cette fin d’après-midi .

 

Voici, pour finir, « les 5 mots magiques du leader », selon Emmanuel Toniutti :

 

  1. Transmettre de l’enthousiasme et de la passion (même si on n'est pas en permanence au mieux de
  2. sa forme ...)
  3. Etre organisé, bien gérer son temps ; le dirigeant doit être capable de consacrer deux demi-journée par semaine à la stratégie de son entreprise et être au maximum sur le terrain, avec ses troupes.
  4. Etre réaliste : ne pas faire de plans impossibles à atteindre
  5. Etre discipliné : dans le contrôle des actions et de ses collaborateurs, notamment
  6. Avoir du plaisir à  entreprendre et à réaliser

 

Et si vous voulez en savoir plus, regardez les vidéos que nous allons publier cette semaine et lisez: "l'urgence éthique" !

En tous cas, maintenant, vous connaissez les bonnes recettes !

à suivre: les préconisations de nos 4 groupes de décideurs...

 

Christophe

 

 

 

 

Par Chris
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Mardi 25 mai 2010 2 25 /05 /2010 18:20

A la Pentecôte, ayant fait le choix de garder ce jour pour ma famille, je fais la connaissance d'un ami de ma femme, "expat", Français expatrié, en Norvège.

Assez vite, nous abordons la situation économique de la France et il me fait part de son inquiétude d'apercevoir sur les affiches de notre capitale, une pub vantant les mérites du micro-crédit ... pour un ingénieur de 40 ans : signe, pour lui, que les Français s'appauvrissent de plus en plus.

Dans le même temps, il me fait part des résultats de Ferrari: la France représente son meilleur chiffre d'affaires !

Ce Français, devenu observateur de son propre pays, constate comme nombre d'économistes l'écart grandissant entre très riches et très pauvres...

Son avis est d'autant plus pertinent qu'il cumule une bonne douzaine d'années d'expérience aux quatre coins de la planète: en Afrique, en Asie et en Europe du Nord.

Le sujet se déplace naturellement vers son pays d'accueil qui l'emploie sur les plateformes pétrolières; il me raconte comment une ministre a été déchue de ses fonctions, pour le simple fait d'avoir utilisé son téléphone à des fins privées !...

L'affaire s'est faite sans bruit et devant mon interrogation, Pierre me répond simplement : " c'est dans leur culture ! oui...la culture de l'exemplarité "

Hors, l'exemplarité conduit à une valeur qui n'a pas de prix: la confiance.

Exemplarité, confiance, de beaux défis pour chacun de nous !

 

 

Europe.jpg

Par Chris
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Partager    
Mercredi 12 mai 2010 3 12 /05 /2010 16:58

emmanuel-Toniutti-copie-1.JPG

 

 L'Homme au coeur de l'Entreprise: encore une utopie ?

 un affichage politiquement correct ? est-ce tout simplement réaliste ?

 

 Ou si l'on est convaincu, comment le mettre en oeuvre, tiraillés que nous sommes entre    la nécessité de gagner des parts de marché, de satisfaire nos clients, d'écouter nos collaborateurs, tout en respectant la volonté de l'actionnaire...

 C'est parfois la quadrature du cercle...

et le CECA et ses partenaires de l'Université sont parfois pris pour des doux rêveurs...

 C'est pourquoi nous organisons cette 1ère Rencontre Hommes-Entreprises dans le très beau cadre du CAPC.

 Le but?

 D'une part, de continuer la réflexion engagée lors des dernières Universités Hommes-Entreprises avec un brillant intervenant du CPA (Executive MBA) , Emmanuel Toniutti, philosophe et théologien sur le thème: " Comment développer un leadership éthique et responsable ?"

d'autre part, réunir un panel de décideurs qui ont envie de prolonger la réflexion née des Universités ou de leurs propres réflexions et leur permettre d'échanger entre eux, sur cette idée.

La réussite de cette fin d'après-midi (16h30-20h30) se mesurera à l'aune de la qualité et de la profondeur des échanges et des témoignages.

Afin d'optimiser cette fin de journée, nous vous proposons de livrer dès maintenant vos réflexions et témoignages à ce blog, ils enrichisseront nos échanges du 26 mai .

d'avance, merci !

 

Christophe et Muriel, pour le CECA

  voir aussi l'interview d'Emmanuel Toniutti dans : Aqui.fr sur le lien suivant: http://www.aqui.fr/tempsforts/interview--emmanuel-toniutti-je-suis-pour-un-retour-aux-idees-premieres-du-liberalisme,3308.html

Commentaires

 

Commentaire n° 1

Chère Muriel, cher Christophe,

Vous vous interrogez tout d'abord sur le réalisme de la formule : l'Homme au cœur de l'Entreprise.

Sur ce premier point, rassurez-vous, la réponse est évidente et légitime - si besoin était - votre quête.

Un raisonnement par l'absurde des plus rudimentaires devrait suffire à convaincre les plus récalcitrants.

De sa trivialité, veuillez me pardonner, mais puisqu'il faut que notre cervelle dégénérée se posât encore de telles questions, je me lance...

Si pas d'homme au cœur de l'entreprise, pas d'entreprise ! 

D'entreprise d'hommes, j'entends, étant entendu que l'on se contrefiche ici pas mal des entreprises d'autres espèces (la meute de loups qui cherche pitance, la colonne de fourmis qui construit une digue, etc.) qui ne déméritent pourtant nullement et n'ont souvent aucunement à pâlir devant les nôtres, sur les questions d'éthique notamment, mais c'est là une toute autre histoire...

Les puristes rétorqueront que le fait que toutes les entreprises (d'hommes !) connues aient des hommes et donc l'Homme en leur sein, ou plutôt en leur cœur comme vous dites, ne prouve pas que toutes les entreprises en aient... des hommes au cœur, vous suivez ? C'est l'histoire du cygne noir et des cygnes blancs, sur laquelle je ne vais pas m'étendre.

Laissez ceux-là à leurs pirouettes et continuons avec le plus grand nombre qui s'accordera, non sans peine, sur l'idée que : "qui dit Entreprise dit Homme". Et inversement ?

Alors pourquoi cette question ?

Et bien peut-être parce qu'au sein du système (au cœur direz-vous encore, c'est une manie ?) d'hommes et de femmes qui la constitue et dans lequel évolue cette entreprise, actionnaires dirigeants salariés clients fournisseurs, reliés les uns aux autres par drôle de bobine de fil, vu de l'intérieur comme de l'extérieur, l'équité de traitement fait parfois tellement défaut, que l'on en vient à se demander si tous sont bien au cœur de l'entreprise, ou bien si certains ne sont pas plutôt traités comme des pieds, et donc seulement à la botte de l'entreprise !

Pourtant, les pieds sont au cœur du corps, n'est-ce pas ? De plus, sans pied, l'entreprise aura du mal à marcher... poil au nez ? On marche vraiment sur la tête...

Si l'entreprise est un corps, les hommes et les femmes qui la constituent en sont bel et bien les membres !

Que le méchant actionnaire l'ait oublié l'espace d'un instant ? Probable... Mais l'a-t-il fait contre les salariés de l'entreprise ? Il y a de grandes chances que non. Il l'a sûrement fait pour deux raisons très simples, qui souvent nous motivent, et donc nous mettent en mouvement. La première, pour la satisfaction des besoins de sa famille, de ses enfants... La seconde ? Parce qu'on lui a permis, que dis-je, offert la possibilité, vanter les mérites de l'opération !

Que l'abject dirigeant qui roule sur l'or et en jaguar l'ait oublié également ? Combien sont-ils dans ce cas ? Pour ceux-là, croyez-vous qu'il soit facile de renoncer à ce qui vous est gracieusement porté sur un plateau d'argent ? Que diront sa femme et ses pairs et ses parents, lorsqu'il leur annoncera par communiqué de presse un matin : "ça suffit ! J'ai tout plaqué, ou presque, je renonce à tous mes avantages et entends continuer mon action - si les salariés m'en jugent digne - en ne gagnant plus - comme eux - qu'un SMIC et pis c'est tout; comme dirait l'autre !" Là encore, le système, rien de plus, ou presque... Les plus sages de son entourage se réjouiront pour lui... Jusqu'au moment pour la plupart, où ils en auront assez de faire les poubelles de supermarché pour garnir leur dernière assiette en porcelaine..

Changer le système ? Donner le moyen à ce patron de dire à ses jeunes enfants : "Papa travaille plutôt avec sa tête, d'autres surtout avec leur cœur, d'autres enfin principalement avec leurs bras, et nous sommes tous payés en proportion du temps passé à réaliser cette entreprise, ce bel ouvrage".

Seront-ils choqués ? Diront-ils "Papa est devenu fou ou a viré co-co" ? Pensez-vous un instant qu'ils bêleront : "ce Papa, quel idéaliste ?!" Non, et vous le savez bien même si cela fait froid dans le dos (c'est la conscience qui s'éveille), ils trouveront cela tout à fait normal, ces enfants, nos enfants, ils souriront même - peut-être - en se disant que tout cela est très bien ainsi, et feront de beaux rêves cette nuit-là !

Dites-leur à présent que leur père gagne cent fois plus que cet autre qui travaille avec lui, au motif qu'il a étudié plus longtemps et à plus de responsabilité. Justifier par la même que cet autre n'est pas de toit et peine à nourrir ses enfants. Si ce n'est pas tout à fait normal, si cela sonne faux, dites-lui enfin que c'est en tout cas une bonne leçon de vie, et qu'il faut bien travailler à l'école parce que l'acharnement et le mérite, ça paie...

Vous ferez alors de vos enfants ce que nous sommes, ce que nous sommes devenus : des têtes creuses et des cœurs vides ! Mais voilà que je m'égare...

Comment mettre en œuvre cette utopie, demandiez-vous ? Pour cela, il n'est pas, je crois, nécessaire de changer de grand méchant système, Dieu merci !

Pourquoi ?

Parce que le premier système à vous rendre la vie telle qu'elle vous paraît est en vous-même ! Et que donc, armé d'une once de prise de conscience et d'un zeste de courage, vous pourrez faire en sorte, non pas dans l'entreprise du voisin ou dans celle de France et de Navarre, mais déjà dans la vôtre, que chacun ait une place qui lui permette de parler avec ses enfants de son travail, la tête haute et le cœur battant.

Comment ?

Ce n'est pas si compliqué, foi de volaille !... Pour autant, que vous soyez motivés, prêts à mettre vos trippes sur la table plutôt que celles d'autrui, prêt à employer toute votre énergie, non pas pour vous lamenter et déblatérer sur un système qui marche sur la tête, ce qu'il fait à n'en point douter vu d'en haut, mais simplement pour rectifier le tir, si besoin, à votre échelle, celle de bois brut qui ne dépend que de vous !

Vos enfants vous regarderont alors d'un autre œil, ce qui en soit devrait déjà en motiver un bon quart sud ouest ! Mais vous vous apercevrez aussi peut-être de surcroît, gonflés comme un coq devant une poule d'une indicible joie, que croissent en vous confiance, champs d'action et rayonnement, agités que vous serez de partager ces idées simples et belles .

Commentaire n°1 posté par Sébastien Dumont hier à 21h37
Par Chris
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Partager    
Samedi 1 mai 2010 6 01 /05 /2010 12:18

saintmichel2_1222851003_miniature.jpg

 Durant 2 jours, j'ai eu le plaisir d'animer un séminaire de communication orale   à Casablanca, auprès de dirigeants marocains.

Ces voyages sont toujours une grande source d'enrichissement personnel, d'autant que 3 cultures étaient représentées:

- la marocaine, bien sûr

- la vietnamienne, car mon collègue consultant a vécu toute son enfance à Saïgon;

- et la française, en quelque sorte, en synthèse des autres, puisque, outre mon appartenance à cette nation, les marocains et mon ami vietnamien ont été imprégnés de notre culture.

 

Ce court séjour à Casablanca a été pour moi source de plusieurs étonnements:

- maîtrise des langues, multiculturel

comme à chaque fois que je me rends dans le Royaume chérifien, je suis toujours admiratif de voir avec quelle facilité les dirigeants marocains maîtrisent les subtilités de la langue française: c'est une chose de parler couramment une langue, c'en est une autre d'en comprendre parfaitement les nuances;

ce n'est pas un hasard si la plupart de l'élite économico-politique se forme en France ou à l'étranger, après leurs études au Maroc et si nombre d'entre eux travaillent à l'étranger avant de revenir.

quand on sait que ces entrepreneurs parlent également très bien la langue de Shakespeare, on mesure la marge de progression de nos écoliers en France ...

- force du mental

l'un de nos stagiaires, cadre dirigeant d'une belle PME informatique, a raconté comment sa société comptait maintenant parmi ses clients prestigieux une banque...japonaise !!

et de nous parler de son approche commerciale, soignant sa préparation mentale, lorsqu'il se rend auprès d'un nouveau client étranger:  j'essaye de m'imaginer l'idée qu'il se fait de mon pays: le tourisme, les dunes de sable de Marrakech, l'économie essentiellement agricole, ... de façon à mieux le préparer à ma réalité: nous vendons nos logiciels aux quatre coins du monde, à des groupes aussi puissants que la Société Générale ou des mutinationales.

- vision

le même stagiaire, Mohammed, racontait comment sa société avait été une des premières du monde à investir à Dubaï il y a 12 ans: son Président et lui arrivent dans un "data center", bureau quasi-vide créé au milieu de nul part, c'est-à-dire au milieu des sables...

il se tourne alors vers son Président et lui dit: mais pourquoi Ahmed, tu nous as amené ici? il n'y a rien à faire !...

 son président lui répond: j'ai rencontré les dirigeants de ce pays: ils m'ont décrit dans le détail ce qu'ils allaient faire pour développer l'économie, pour y amener des investisseurs, pour en faire une des grandes régions touristiques du Moyen Orient et ils sont tellement enthousiastes qu'ils m'ont convaincu d'investir ici.

Effectivement, le pays s'est considérablement transformé et, d'un endroit désertique, ces dirigeants en ont fait une des premières destinations touristiques avec 5 millions de visiteurs par an ! (soit plus que le Maroc actuellement...)

- travail

enfin, au retour, ramené à l'aéroport par Rachid, le dynamique chauffeur de l'APD, j'ai eu droit à la traditionnelle perception des Français par les autres nations: ils sont sympas, mais perpétuellement insatisfaits ! ça me donne mal au coeur quand je vois les avantages que vous avez: sécurité sociale, salaires, travail protégé, 35 heures, etc... et que vous vous plaignez tout le temps .

_ oui.dis-je alors,mais les Français savent aussi se bouger..."

_ "oui, ils se bougent pour la grêve !" renchérit mon interlocuteur !...

 

La maîtrise des langues, c'est aussi l'ouverture aux autres et dans le cas des Marocains, utiliser l'héritage colonial pour en faire une opportunité;

la force du mental, c'est la condition nécessaire à toute personne qui veut réussir;

la vision, c'est à la fois le moteur et le combustible

croire en la vertu du travail, c'est la condition préalable à toute réussite.

 

Rentré à Bordeaux, je me dis que les Marocains que j'ai rencontrés savent bien optimiser l'héritage de la France et que nous serions avisés d'en faire un partenaire commercial plus important! ...

pourvu qu'ils ne se mettent pas aux 35 heures !!!

 

 

Casablanca-Bordeaux

par Christophe

 

  Formidable témoignage ! merci Christophe de nous rappeler que le monde bouge, que les pays que nous aurions facilement tendance à prendre de haut sont en train de nous passer devant dans nombre de secteurs par leur travail, leur opiniatreté, leur volonté de réussir, alors que nous sommes souvent englués dans nos revendications stériles et nos positions de principe. Il est intéressant d'avoir en tête par exemple, au moment où le débat pour la réforme des retraites achoppe sur le fait de savoir s'il faut passer progressivement de 60 à 61 ans l'âge moyen de départ à la retraite en France, que cet âge moyen est de 69 ans en Allemagne, avec une retraite équivalant à 47% en moyenne du dernier salaire, alors que cet âge est de 59 ans avec 97% du dernier salaire...en Grèce !!! Tout dépend quel chemin on veut suivre : un chemin ambitieux de développement économique basé sur le travail, la formation, l'adaptation aux autres cultures avec humilité et détermination, ou bien un repli stérile sur nos acquis sociaux au mépris de tous les impératifs économiques et démographiques, qui nous condamne à devenir peu à peu un partenaire de second choix, discrédité un peu partout. Cette image d'une France toujours en grève est très largement répandue, et se cumule avec celle d'une France perçue comme souvent arrogante, vivant sur son prestige passé mais incapable de s'adapter aux nouvelles réalités du monde. Tu as bien raison de mettre en évidence que nous voisins méditérannéens se bougent beaucoup et finissent par conquérir de bonnes positions dans certaines niches aujourd'hui, dans des secteurs clés demain, grâce à un état d'esprit plus conquérant que le nôtre.

 

Florence Deletang

 

Par Chris
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Partager    

Partenaires

 
 Logo-Partenaire

Université 2010


 

 

 

visuel_blog-copie-3.jpg
La 16ème Université
Hommes-Entreprises aura lieu les 25 et 26 Août 2010 au Château Smith Haut-Lafitte sur le thème "Quelles valeurs transmettre ?"

 

Télécharger le programme détaillé en cliquant sur l'image ci-dessus

 

 

Elle abordera avec des intervenants de renoms les défis du 21ème siècle de la transmission des valeurs et du savoir :
- culture d'entreprise, liens transgénérationnels, employabilité des seniors, jeunisme, tutorat , etc...


INSCRIPTION 
Pour vous inscrire à l'Université, veuillez remplir le formulaire en cliquant ici
_________________________

Mercredi 26 mai 2010 a eu lieu la 1ère Rencontre Hommes-Entreprises au CAPC avec le théologien et spécialiste de stratégie d'entreprise éthique Emmanuel Toniutti, intervenant auprès d'équipes de direction, en France et à l'international et conférencier à HEC et au CPA, sur le sujet:
"Ethique et leadership dans la stratégie d'entreprise"
pour en savoir plus, cliquez sur le lien suivant:
__________________________

Jeu concours : Trouver l'identité des Intervenants de la prochaine édition !

Jérémy ABDILLA, Chargé de mission, Communication externe à la Direction de la Communication de Keolis Bordeaux, a gagné le livre d'Emmanuel Toniutti, L'Urgence éthique, une autre vision pour le monde des affaires.
__________________________


trans-mutation.jpg
Faire-part de naissance
L'Université Hommes-Entreprises fait des émules!
 Nous avons le grand plaisir de vous annoncer la naisssance de l'Université d'été "Trans-mutation, montée par une équipe d'amis belges talentueux, sur le thème:
"Performance et bonheur en entreprise".


 

 

 

 

 Clip vidéo : Quelles valeurs

transmettre ?

Publicité actuellement diffusée sur TV7

 

 

 

 

Université Hommes-Entreprises
Grand Prix Apacom 2010


 Plan d'accès à Smith Haut Lafitte





La célèbre Appellation Pessac-Léognan est partenaire de l'Université Hommes-Entreprises

 

 

 

 

 

Recommander

Vidéos


Philippe Dessertine
les 3 facteurs de confiance

Philippe Dessertine
le plan de relance américain

Philippe Dessertine
La faillite de Lehmann Brothers


Christophe André, psychiatre



Catherine Destivelle, alpiniste



Eric-Emmanuel Schmitt, écrivain


Université 2008

Guy Gilbert, prêtre éducateur
[Voir toutes les vidéos]


Stéphane Lévin, aventurier
[Voir toutes les vidéos]


Dominique Lapierre, écrivain
[Voir toutes les vidéos]
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés